L’or continue à attiser les regards et la convoitise. C’est probablement l’actif le plus décrié mais aussi le plus mal compris. L’or restera toujours une énigme. Maintenant que de plus en plus d’investisseurs s’y intéressent, la question est de savoir si le potentiel de hausse est encore présent, un élément favorable au métal jaune, son prix qui, corrigé de l’inflation, n’a pas encore atteint son sommet de 1980, estimé à 2542.

Certains acteurs croyant depuis le début des années 2000 que l’or sera le seul placement gagnant dans les prochaines années n’hésitent pas à prédire une flambée du métal doré jusqu’au‐dessous des 5 000 $. Ils poussent même le raisonnement plus loin : si l’on prend en compte le fait qu’entre 1980
et aujourd’hui, le PIB américain a été multiplié par 6, on peut raisonnablement penser que l’or pourrait atteindre les 5 300 $ l’once.
Pour ma part, je préfère rester réaliste. Je sais que la ride peut encore perdurer une dizaine d’années selon l’historique des cours mais d’un autre côté, je
considère cet actif comme un placement et comme une assurance tous risques, raisons pour lesquelles il est présent en portefeuille. Cependant, son poids ne devrait pas, selon moi, excéder les 10%, valeur refuge ou pas.